N’oubliez pas le Sénégal !

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N’oubliez pas le Sénégal !

Autrefois pionnier de l’Afrique en matière de tourisme (qui s’est développé dès les années 70), le Sénégal peine aujourd’hui à attirer les voyageurs. De 491 552 visiteurs en 2008, certains observateurs les ont estimé à moins de 200 000 en 2012 !  Trois facteurs ont successivement mis à terre le tourisme Sénégalais : la crise financière de 2007, l’instauration d’un visa payant en 2013 et le virus Ebola en 2014 qui a fait naître une véritable psychose dans toute l’Afrique de l’Ouest (avec pourtant 1 seul cas déclaré au Sénégal). L’épidémie a depuis été éradiqué et pourtant, les touristes et plus particulièrement les français boudent la destination (ils ont représenté moins de 1 % des départs internationaux depuis le territoire français). Nous y sommes retournés il y a quelques semaines au cours d’un voyage professionnel organisé par notre partenaire Jet Tours. L’occasion de redécouvrir à tel point ce pays regorge d’atouts uniques à moins de 6 h de vol et sans décalage horaire : une hospitalité légendaire, un pays francophone à l’histoire commune, un pays sûr et tolérant, une destination culturelle, des excursions insolites et tellement enrichissantes et enfin depuis quelques semaines, un club 4* remarquable qui a conservé une plage idyllique. Bref, vous en doutez encore ?

Par ces quelques lignes, nous allons tenter de vous démontrer que le Sénégal est véritablement une destination qui devrait rester, tout au moins durant les longs mois d’hiver, un choix incontournable. Ceci d’autant que le pays compte depuis quelques semaines un excellent club 4*, remarquable à tous points de vue que nous avons eu l’occasion de visiter et de tester au cours de notre séjour qui s’est déroulé en février de cette année.

Localisation du nouvel aéroport par rapport à l'ancien qui était au coeur de Dakar. Le nouveau est dorénavant facile d'accès.

Localisation du nouvel aéroport par rapport à l’ancien qui était au coeur de Dakar. Le nouveau est dorénavant facile d’accès.

Un accès rapide avec le nouvel aéroport international de Blaise Diagne

Tous les voyageurs qui se sont déjà rendu au Sénégal avant 2018 ont vécu pour ainsi dire la « galère » pour quitter la capitale de Dakar, en raison des embouteillages qui sont quasi permanents. Ainsi, il fallait en moyenne 2h30 à 3h depuis l’aéroport pour rejoindre la côte touristique de Saly, qui n’est pourtant qu’à 80 Km au Sud de la capitale. Ce temps est révolu car le pays s’est doté d’un tout nouvel aéroport flambant neuf (aéroport international de Blaise Diagne ouvert en décembre 2017) situé à l’extérieur de la ville (45 Km environ au sud-est de Dakar), précisément à mi-chemin entre la capitale et Saly.

Vu extérieure du nouvel aéroport de Blaise Diagne au Sénégal

Vu extérieure du nouvel aéroport de Blaise Diagne au Sénégal qui a ouvert ses portes en décembre 2017

Dorénavant distant de seulement 32 Km, il ne faut plus que 50 mn (et ce quel que soit le moment de la journée) pour rejoindre les hôtels de Saly, principale pôle touristique et hôtelier du pays. Quant aux dessertes aériennes internationales, elles sont nombreuses au départ de Paris et il ne faut que 5h30 de vol pour relier Dakar depuis la capitale française. Ajoutons également l’atout de ne présenter qu’un très faible décalage horaire notamment en hiver avec une 1 heure seulement de moins sur l’heure française.

Un climat exceptionnellement stable avec plus de 3000 heures d’ensoleillement par an

La question toute légitime que se pose le voyageur au cœur de l’hiver occidental est de savoir quelle destination va-t-il pouvoir choisir pour trouver soleil et chaleur. Naturellement, les gens s’orientent vers les Caraïbes pour les long-courriers ou l’Atlantique au large de l’Afrique avec les Canaries ou le Cap-Vert pour le moyen-courrier. Et pourtant… La zone des Caraïbes malgré ses températures tropicales est toujours synonyme de temps incertain (même au cœur de l’hiver qui équivaut à la saison sèche, il n’est pas rare de faire face à des journées maussades et pluvieuses). Ajoutez à cela des journées courtes (le soleil se couche en hiver vers 17h30/18h dans les Caraïbes !). Quant aux Canaries ou à l’archipel du Cap Vert, les températures en plein hiver ne sont pas toujours suffisantes pour profiter pleinement d’un séjour  balnéaire.

Le Sénégal bénéficie d'un ensoleillement exceptionnel

Le Sénégal bénéficie d’un ensoleillement exceptionnel.

Et le Sénégal dans tout cela ? C’est véritablement un pays béni des dieux en terme d’ensoleillement, l’un des pays les plus ensoleillés du globe avec plus de 3000 heures de soleil par an ! De novembre à mai,  le soleil brille de façon constante et pas un nuage ne se profile à l’horizon jour après jour. Les températures oscillent au cœur de l’hiver entre 24 et 30°C et l’atmosphère est y très agréable car sèche (et non humide et désagréable comme aux Caraïbes) et le soleil se couche à 19h/19h30, laissant la place à de longues journées propices aux activités. En clair, le Sénégal représente d’un point de vue climatique l’un des meilleurs rapports  distance / climat pour trouver dans les meilleures conditions au cœur de l’hiver, chaleur et longue journée ensoleillées pour recharger les batteries.

Les contrastes de couleurs sont saisissants entre le bleu pure du ciel dégagé et la savane ocre

Le contraste des couleurs est saisissant entre le bleu pur du ciel dégagé et la savane ocre

Une hospitalité qui s’inscrit comme une valeur incontournable

Il y a des peuples sur terre qui laissent un souvenir impérissable par leur sourire et leur gentillesse. Les Sénégalais en font partie. C’est véritablement le pays de la teranga, mot qui signifie « hospitalité » en langue wolof. En ce sens, le Sénégal est un pays terriblement attachant. Tous les voyageurs vous le diront, les Sénégalais font preuve d’un accueil des plus chaleureux qui se traduit par des échanges et des contacts authentiques, entre simplicité et spontanéité.

Le sourire Sénégalais n'est pas un demi-sourire : Ici notre chauffeur athlétique Moussa

Le sourire Sénégalais n’est pas un demi-sourire timide :  notre chauffeur athlétique.

Malgré la dureté de la vie pour de nombreux sénégalais, le sourire et la joie de vivre sont un véritable antidote qui étonne et invite au respect pour les occidentaux des pays riches que nous sommes à râler pour le moindre mal. Autre différence liée à la langue, l’hospitalité au Sénégal est synonymes d’échanges. Dans les autres pays, celle-ci est souvent synonyme de frustration tellement il est difficile d’échanger avec la population locale pour cause de barrière de la langue. Ce n’est bien sûr pas le cas avec les Sénégalais qui sont tous francophones. Ainsi, on peut avec délectation échanger sur de nombreux sujets avec n’importe qui, ceci d’autant que les Sénégalais sont toujours curieux et disposés à discuter sur tout et n’importe quoi.

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Une culture et des valeurs communes à la France dans un pays démocratique, stable et sûr

Dans bon nombre de pays, il est difficile d’aborder des sujets tels que la politique ou la religion. Soit par manque d’ouverture d’esprit ou simplement par interdit car de nombreux sujets sont tabous. Essayez de parler en termes peu flatteurs du roi Mohamed VI à un marocain et vous verrez à tel point vous le mettez dans une situation inconfortable. Au Sénégal, il n’y a pas de sujets tabous ou interdits et les habitants sont libres ! Les Sénégalais par leur culture très proche de la nôtre sont d’une curiosité et d’une ouverture d’esprit déconcertant.

Léopold Sédar Senghor fût le premier Président de la République du Sénégal de 1960 à 1980.

Léopold Sédar Senghor fût le premier Président de la République du Sénégal de 1960 à 1980.

Ajoutez à cela une dose d’humour permanente – l’humour noir comme ils se plaisent à le qualifier – et vous obtenez un peuple des plus attachants. Ajoutons enfin que le Sénégal – détail des plus importants en ces temps chaotiques – est l’un des pays d’Afrique central les plus stables et les plus sûrs. Il est important de rappeler que le Sénégal n’a jamais connu de coup d’État, fait rare en Afrique. Il bénéficie d’une vraie stabilité politique non pas en raison d’un roi ou d’un président autoritaire mais basée sur une réelle expérience de la démocratie. La tolérance et la liberté d’expression ne sont pas des vains mots dans la culture sénégalaise. Elles sont depuis toujours le trait d’union entre les différents ethnies et communautés du peuple sénégalais qui ont toujours su dialoguer.

Comme en France, les lois sont votées au sein de l'Assemblée Nationale

Comme en France, les lois sont votées au sein de l’Assemblée Nationale de Dakar.

Des excursions variées et enrichissantes

Si le Sénégal n’apporte peut-être pas les paysages les plus spectaculaires d’Afrique, il recèle de sites inoubliables qui vous apporteront un dépaysement total. Et le choix n’a rien de comparable avec les excursions proposées à Fuerteventura ou au Cap Vert, se résumant la plupart du temps à une vulgaire sortie de quad dans les alentours de votre hôtel ! Ici, on parle de réserves animalières, de parcs nationaux (au nombre de 6 représentant 8 % du territoire), de déserts de sable, de paysages de mangroves et de villes culturelles et historiques classées à l’UNESCO. Les occasions pour vivre des expériences enrichissantes une fois sortie de l’hôtel ne manquent pas. Le Sénégal vaut d’ailleurs bien plus qu’un seul voyage pour prétendre avoir tout vu du pays !

Le Sénégal vous propose bien plus qu'une banale sortie en quad !

Le Sénégal vous propose bien plus qu’une banale sortie en quad ! (à Fuerteventura sur la photo)

Nous vous proposons une sélection de 6 excursions incontournables et pour la plupart accessibles à la journée :

- L’île de Gorée
- Saint Louis
- La réserve de Bandia
- Le Lac Rose et le village de pêcheurs de Kayar
- Le désert de Lompoul
- Le Marché aux poissons de Mbour

L’île de Gorée (à 2h30 de Saly)

 

Vue aérienne de l'île de Gorée

Vue aérienne de l’île de Gorée avec au premier plan son fort militaire circulaire

Impossible de passer à côté de cette excursion qui dépasse largement d’un point de vue historique et émotionnel les frontières du Sénégal. L’île de Gorée est une petite île de 28 hectares à 4 Km au large du port de Dakar.

La localisation de l'île de Gorée au large du port de Dakar

La localisation de l’île de Gorée au large du port de Dakar

Une île qui exerce une véritable fascination sur tous les visiteurs. Ici, charme et émotion se conjuguent au gré des ruelles et des vieilles maisons coloniales. Et, pour cause, la plupart sont d’anciennes maisons d’esclaves.

Vu de l'île de Gorée depuis son point culminant. Au loin, on distingue le continent.

Vu de l’île de Gorée depuis son point culminant. Au loin, on distingue dans la brume le continent.

En effet, pendant plus de trois siècles cette petite île a servi d’étape obligatoire aux milliers d’esclaves destinés à être déportés vers le Nouveau Monde. C’est sur ce petit caillou que des milliers d’esclaves étaient entassés dans des caves insalubres avant d’être embarqué vers les colonies. Il y a eu parait-il jusqu’à 28 maisons d’esclaves dont chacune pouvait détenir 150 à 200 esclaves.

Les cellules où étaient entassées les esclaves. Au fond sur la photo, celle des jeunes filles et à gauche, celle des enfants.

Les cellules où étaient entassés les esclaves avant leur traversée pour les Amériques. Au fond sur la photo, celle des jeunes filles et à gauche, celle des enfants.

Une fois arrivé sur l’île de Gorée, les esclaves étaient triés et les familles séparées pour toujours. Certains esclaves étaient destinés pour le Brésil, d’autres pour les Antilles ou encore Cuba. La visite de l’une de ces maisons est bien sûr un moment très fort émotionnellement.

Le 1er étage de la maison d'esclave que l'on visite a été transformé en musée

Le 1er étage de la maison des esclaves que l’on visite a été transformé en musée

On peut réaliser concrètement les conditions dans lesquelles ces pauvres misérables étaient enfermés. Il y avait plusieurs cellules (15 à 20 esclaves par cellule) pour répartir les esclaves suivant un schéma bien défini. Une cellule pour les enfants, une pour les jeunes filles (choisies pour la qualité de leur poitrine), celle des récalcitrants (plus un cachot qu’une cellule avec l’impossibilité de se tenir debout) et même une cellule « temporaire » pour les moins de 60 Kg (l’objectif étant de les engraisser comme du bétail).

Lisez bien jusqu'au bout...

Lisez bien jusqu’au bout…

A l’étage de la maison des esclaves, a été aménagé un petit musée de l’horreur en quelque sorte sur les supplices et tortures pratiquées à l’époque. Une visite qui reste bien gravée dans les mémoires. Mais l’île de Gorée, c’est également un vrai village admirablement préservé avec ses ruelles fleuries de bougainvilliers. Il faut donc prendre le temps de déambuler dans les petites rues. L’île offre un panorama superbe qui évoque notamment le charme tranquille des villages méditerranéens.

L'île de Gorée, c'est également un village préservé où il fait bon flâner dans les ruelles.

L’île de Gorée, c’est également un village préservé où il fait bon flâner dans les ruelles.

Saint-Louis (à 4h de Saly, une nuit sur place est conseillée)

 

Le site de la ville de St Louis est unique, sur une île longue de 2.3 Km sur 300 mètres d elarge

Le site de la ville de St Louis est unique, sur une île longue de 2.3 Km sur 300 mètres de large

Si Dakar ne présente que peu d’intérêt, l’ancienne capitale du Sénégal, Saint Louis est un véritable petit bijou (estampillé Unesco) d’architecture héritée de son passé de comptoir colonial. Saint Louis fut en effet la première cité française fondée en Afrique voici plus de 350 ans. Ex capitale de l’Afrique Occidentale française (de 1897 à 1902) et plaque tournante du commerce (esclaves, or, ivoire) vers l’Europe et l’Amérique, cette cité mythique et fascinante a conservé de jolis restes de son passé florissant, à l’image des maisons coloniales à étages, aux façades de chaux ornés de balcon en fer forgé, et recouverte d’une toiture de tuiles rouges.

Saint Louis a conserve de belles demeures de l'époque coloniale

Saint Louis a conserve de belles demeures de l’époque coloniale

Le souvenir des explorateurs comme Jean Mermoz ou de Saint-Exupéry, les héros de l’Aéropostale (l’ancêtre de la compagnie nationale Air France) qui de 1927 à 1934 assuraient à bord de leurs hydravions les liaisons entre Saint-Louis et la France, plane toujours sur la cité. Les rues et les quais qui se parcourent facilement à pied ou en calèche, racontent 300 ans d’histoire !

Certaines demeures sont néanmoins en piteux état

Certaines demeures sont néanmoins en piteux état

La réserve de Bandia, un avant-goût de Safari
(à 20 mn de Saly)

 

Non, ce n'est pas une photo du Kenya mais du Sénégal, de la réserve de Bandia.

Non, ce n’est pas une photo du Kenya mais du Sénégal, de la réserve de Bandia. © Réserve de Bandia

En pensant au Sénégal, beaucoup n’imaginent pas qu’il est possible de vivre une expérience de safari comme on peut le faire au Kenya et en Tanzanie. Et, pourtant, le Sénégal compte pas moins de 6 parc nationaux et 5 réserves naturelles, qui s’étendent sur 1.5 millions d’hectares, soit environ 8 % de la surface du pays. Le plus célèbre et le plus important parc du pays est celui du Niokolo Koba au cœur du Sénégal Oriental, à 600 Km au Sud-Est de Dakar.

Face à l'autruche mâle, il vaut mieux reste dans pick-up ! © Réserve de Bandia

Face à l’autruche mâle, il vaut mieux reste dans pick-up ! © Réserve de Bandia

En raison de son éloignement, il est donc réservé aux visiteurs qui découvrent le pays en circuit ou encore à ceux qui prévoient de rester par exemple 15 jours. C’est un parc immense (900 000 hectares) ouvert exclusivement pendant la saison sèche, de novembre à juin (la meilleure saison étant de décembre à mai).

Les hyènes tachetée © Réserve de Bandia

Les hyènes tachetée © Réserve de Bandia

Ses forêts-galeries et ses savanes servent de refuge à une faune d’une rare richesse : l’élan de Derby (la plus grande antilope), des chimpanzés, des lions, des léopards, une importante population d’éléphants et de très nombreux oiseaux (400 espèces), reptiles et amphibiens. Pour les visiteurs qui ne restent qu’une semaine, il est évident que ce parc est trop lointain.

© Réserve de Bandia

© Réserve de Bandia

En revanche, on peut vivre un semblant  de safari dans la réserve de Bandia qui n’est qu’à 20 mn de route de côte touristique de Saly. C’est une réserve de taille modeste (3500 hectares) qui propose néanmoins plus de 50 Km de pistes de savane, peuplé de magnifiques baobabs. La visite peut se faire en voiture personnelle, en taxi ou en louant sur place un tout-terrain surélevé et ouvert (prenant jusqu’à 11 ou 24 personnes).  La visite dure entre 2 et 3 heures.

© Réserve de Bandia

© Réserve de Bandia

A part les grands carnassiers, vous découvrirez la plupart des mammifères d’Afrique : rhinocéros, zèbres, girafes, buffles, élands de Derby, élands du Cap, oryx, hippotragues rouans, nyalas, cobs defassa, cobs de Buffon, grands koudous, impalas, gazelles dama, gazelles à front roux, phacochères, singes patas, singes verts, chacals, mangoustes, mais aussi : crocodiles, tortues géantes, autruches, et plus de 120 espèces d’oiseaux. Bref, une belle occasion de vivre les frissons d’un mini-safari toute proportion gardée avec les safaris du Kenya ou de la Tanzanie.

© Réserve de Bandia

© Réserve de Bandia

Le Lac Rose et le village de pêcheurs de Kayar
(à 2h30/3h de Saly)

 

Le Lac Rose es tune curiosité géologique surprenante

Le Lac Rose est une curiosité géologique surprenante

Le Lac Rose est un grand lac (4 Km de long sur 1 de large) situé à une trentaine de kilomètres au Nord de Dakar. C’est l’un des sites touristiques du pays les plus fréquentés par les sénégalais eux-mêmes. Il faut dire que c’est une curiosité géologique qui vaut le détour. C’est tout d’abord un lac qui contient un taux de salinité exceptionnel, de l’ordre de 380 grammes / litre soit deux fois plus que celui de la Mer Morte.

Les monticules de sel blanc contrastent avec le rose du lac

Les monticules blanc de sel contrastent avec le rose du lac

Autant dire que vous pourrez jouer le baigneur qui lie tranquillement son journal tout en flottant et soyez sûr qu’il est impossible de nager la brasse en gardant les pieds dans l’eau ! Pendant la saison des pluies, c’est un lac qui arbore une couleur grise tout à fait banale. En revanche, pendant la saison sèche (novembre à juin), il est d’un rose éclatant et tout à fait surréaliste. Cette couleur est liée à la présence d’algues microscopiques qui fabriquent un pigment rouge pour résister à la forte concentration en sel. Autre curiosité, la présence de ces forças du sel.

Le sel est ramassé à la main puis transporter jusqu'au rivage via des embarcations à fond plat.

Le sel est ramassé à la main puis transporté jusqu’au rivage via des embarcations à fond plat.

Le sel est en effet exploité de façon manuelle par des travailleurs (généralement des Maliens ou des Guinéens) qui effectuent un travail des plus harassants. Ils travaillent généralement de 7h à 13h, quand la température de l’air est encore supportable, à peine en-dessous de 30°C. Ils s’enduisent de beurre de karité pour protéger leur peau des ravages du sel, mais généralement, ils ne peuvent effectuer ce métier que pendant quelques années. A l’aide d’un pic en fer, ils cassent la croûte de sel d’1,50 m, située sous une profondeur d’ 1,5 mètre d’eau.

Les travailleurs du sel sont souvent des Maliens ou des Guinéens

Les travailleurs du sel sont souvent des Maliens ou des Guinéens

Puis, avec une pelle, ils ramassent les mottes de sel et les déposent dans leur pirogue à fond plat (chaque travailleur peut ramasser jusqu’à 2 ou 3 tonnes sur une journée). Le sel est ensuite revendu sur place. Cette activité emploie jusqu’à 1000 personnes sur le site et la production annuelle de sel serait d’environ 70 000 tonnes.

Depuis le Lac Rose qui est 1 km environ de la mer, il est facile de rejoindre la plage. Puis direction plein nord pour rejoindre le village de pêcheurs de Kayar.

Depuis le Lac Rose qui est à 1 km environ de la mer, il est facile de rejoindre la plage. Puis direction plein nord pour rejoindre le village de pêcheurs de Kayar : 12 km de frisson à longer l’océan (4×4 et chauffeur expérimenté indispensables).

Pour ceux qui ont un peu de temps et un 4×4 (véhicule de type 4X4 et chauffeur expérimenté sont indispensables), il existe un trajet inoubliable de 14 km qui relie toujours en longeant la plage, le Lac Rose au village de pêcheurs de Kayar (deuxième port de pêche du pays et à l’écart des routes touristiques). A partir du Lac Rose qui n’est qu’à quelques centaines de mètres de l’océan, il est facile d’atteindre la plage.

Le village de Kayar avec ses étalages de poissons séchés.

Le village de Kayar avec ses étalages de poissons séchés.

Il suffit ensuite de longer la plage, direction plein Nord pour rejoindre après une dizaine de kilomètres le village de pêcheur de Kayar. Peuplé de Lébous, ce port est une véritable oasis d’authenticité. Le spectacle du retour des pêcheurs à bord de leurs pirogues peintes de couleurs vives est un enchantement. A partir de Kayar, on peut bien-sûr récupérer la route goudronnée classique pour effectuer le retour vers Dakar ou Saly.

A Kayar, le poisson est régulièrement retourné pour s'assurer qu'il sèche bien.

A Kayar, le poisson est trié puis régulièrement retourné pour s’assurer qu’il sèche bien.

Le désert de Lompoul
(à 4h de Saly, une
nuit sur place est conseillée)

 

Vue d'ensemble du petit désert de Lompoul

Vue d’ensemble du petit désert de Lompoul à une centaine de km au Nord de Dakar

A 90 Km plus au Nord du Lac Rose, se trouve une autre curiosité naturelle : le désert de Lompoul. Comme son nom l’indique, Lompoul a tous les caractéristiques d’un désert de sable, bien que sa taille soit extrêmement réduite. Néanmoins, les paysages sublimes de dunes de sable à parte de vue sont bien là. Sur une zone de 2.5 Km de long sur 1.5 de large, est posé d’immenses dunes de sable ocre dont certaines peuvent atteindre une cinquantaine de mètres de hauteur.

L'occasion de goûter au charme de la méharé

L’occasion de goûter au charme de la méharée

Lompoul a beau n’être qu’un « grain de sable » en comparaison avec l’immense masse de sable du Sahara, on se sent loin de tout au milieu de ces dunes ocres.  En bordure de ce beau désert de sable, 2 campements touristiques de type mauritanien permettent d’y passer la nuit. Il s’agit de campements sommaires sous forme de tentes traditionnelles (tentes maures) équipées de sanitaires extérieurs.

Il existe deux campements pour touristes et plutôt confortable.

Il existe deux campements de type traditionnel pour touristes qui sont plutôt confortables.

Il n’y a pas d’électricité, on s’éclaire à la lampe à pétrole et les soirées se passent devant le feu de camp au rythme du djembé à regarder les étoiles, après avoir mangé un copieux couscous. Bref, nous saurons trop vous conseiller d’y passer une nuit pour prendre le temps de savourer cette expérience qui donne un avant-goût des grands déserts mauritaniens du Sahara dont les premières dunes ne sont qu’à 150 Km plus au Nord.

Les tentes sont confortables.

Il est fortement conseillé de passer une nuit dans la désert d’autant que les campements sont confortables.

Le Marché aux poissons de Mbour (à 15 mn de Saly)

 

L'arrivée des pêcheurs en fin de journée et son marché improvisé

L’arrivée des pêcheurs en fin de journée et l’effervescence du marché, à ne pas manquer.

Que vous fassiez l’impasse (néanmoins regrettable) des excursions de St Louis ou du désert de Lompoul en raison de leur distance trop grande soit, mais impossible de ne pas découvrir la ville de Mbour et son marché aux poissons, principal pôle économique de la Petite Côte ; à quelques encablures des hôtels touristiques de Saly. Mbour, ville de près de 200 000 habitants est le principal port artisanal du pays. Il y règne du côté de la plage, une effervescence extraordinaire, surtout en fin de journée (vers 18h) quand les dizaines de pirogues multicolores reviennent au port après une journée pêche. C’est alors un véritable festival des sens. Ne pas manquer également le chantier naval où l’on construit les différents types de pirogues pour toutes les formes de pêche.

Une partie du poisson pêchés est revendu sur place

Une partie du poisson pêché est revendu sur place.

Une adresse remarquable pour séjourner au Sénégal : Le Club Jet Tours Royal Baobab 4*

 

En plus de toutes les raisons évoquées précédemment, il en existe une supplémentaire qui a son importance et qui justifie pleinement un séjour au Sénégal. C’est en effet la présence d’un lieu de villégiature, remarquable à tous points de vue : le Club Jet Tours Royal Baobab 4*. Un hôtel que nous avons eu la chance de découvrir et donc de tester sur plusieurs jours en février dernier, lors de notre séjour au Sénégal. Le Club Jet Tours Royal Baobab fût jusqu’à l’hiver dernier un « Club Lookéa » sous l’appellation Club Lookéa Royal Baobab.

Vue aérienne d'une partie du Club Jet Tours Royal Baobab (NB : à marée haute la mer recouvre les rochers)

Vue aérienne de la partie nord du Club Jet Tours Royal Baobab (NB : à marée haute la mer recouvre les rochers). Au fond, on aperçoit la réserve naturelle et la lagune de la Somone qui communique avec l’océan.

Son premier atout et non des moindres est qu’il dispose d’une plage. « Une plage comme atout, me direz-vous ? Le minimum pour un hôtel balnéaire ! » Et bien, sachez que les hôtels ayant encore une plage dans la région sont de plus en plus rares, précisément dans cette région de la « petite côte », là où se trouve la plus grande concentration d’hôtels du Sénégal.

Vue satellite du Club Jet Tours Royal Baobab à marée haute

Vue satellite du Club Jet Tours Royal Baobab à marée haute. La deuxième piscine à l’autre extrémité de l’hôtel (côté droit) n’est pas visible sur la photo.

En effet, depuis au moins une dizaine d’années, les plages sont grignotées petit à petit par la mer jusqu’à disparaître en partie. La cause reste incertaine : réchauffement climatique, « infrastructures inappropriées »,… ? En tous les cas, depuis 5 ans, la situation dégénère. Certains hôtels (Teranga, Espadon) n’ont plus du tout de plage. Au Royam, là où le sable avait la largeur d’un terrain de foot il y a quelques années, il ne subsiste que quelques mètres, et les vagues atteignent les pelouses aux grandes marées.

La côte de Saly en 2011 et plus bas...

La côte de Saly en 2011 et plus bas…

...la même côte en 2017 !

…la même côte en 2017 ! Le trait noir est une digue de pierre pour limiter l’érosion.

Devant la Savana, la promenade de bord de mer s’effondre. Les autres hôtels se battent avec des armes dérisoires. Le génie militaire avait posé il y a un an des « cages » remplies de cailloux, mas les fers rongés lâchent et le Club Framissima Palm Beach emploie des ouvriers à les reconstituer pour sauver ce qui lui reste de plage. Le Club Lookéa Les Filaos a dépensé plus de 70 000 € en trois mois pour faire poser par des engins de travaux publics une double rangée de grosses pierres et l’accès à l’eau à marée haute se fait dorénavant via… une échelle !

Et, voici la belle plage du Club Jet Tours Royal Baobab à la Somone

Et, voici la belle plage du Club Jet Tours Royal Baobab à la Somone.

Rien de tout cela au Club Jet Tours Royal Baobab qui a conservé une belle plage de plus d’un kilomètre. En plus de sa plage, ce club à l’avantage d’être situé en dehors de Saly dans la petite localité de la Somone à 8 Km au Nord de Saly. Bien moins touristique que Saly (le Royal Baobab est le seul véritable hôtel de la localité), la Somone est connu pour sa réserve naturelle et protégée, composée d’une immense lagune que l’on peut visiter à pied ou en pirogue depuis l’hôtel.

Autre vue du côte de la lagune de la plage. A gauche l'océan et à droite la lagune.

Autre vue de la plage du Baobab du côté de la lagune. A gauche l’océan et à droite la lagune.

L’hôtel bénéficie de ce fait d’un environnement très sauvage puisque la lagune communique avec l’océan au niveau du Club Jet Tours Royal Baobab. Autre avantage par rapport à Saly, la quiétude d’une localité très tranquille. A la Somone, point de vendeurs ambulants qui vous harcèlent sur la plage. Cela peut vous paraître anodin, mais ceux qui ont déjà séjourné à Saly savent à quel point il est impossible de rester sur son transat plus d’un quart d’heure sans être dérangé.

Vue d'ensemble de la piscine principale du Club Jet Tours Royal Baobab 4*

Vue d’ensemble de la piscine principale du Club Jet Tours Royal Baobab 4*

L’hôtel en lui-même est remarquable. Le Club Jet Tours Royal Baobab s’étend sur plus de 500 mètres (à l’origine deux hôtels dont les Flamboyants aujourd’hui réunifiés) et vous propose deux belles piscines (un luxe), chacune aux extrémités. L’une est animée tandis que l’autre est réservée pour une clientèle souhaitant se reposer et profiter de la quiétude des lieux.

Les deux piscines sont éloignées l'une de l'autre de 400 mètres, idéal pour des espaces distincts.

Les deux piscines sont éloignées l’une de l’autre de 400 mètres, idéal pour des atmosphères bien distinctes.

L’hébergement est partagé entre des bâtiments classiques à un étage (les plus récents) et une centaine de bungalows traditionnels en toit de chaume répartis le long de la plage sur au moins 4 rangés en profondeur. Le contingent des chambres réservées pour les clients français Jet Tours se situe au niveau des bâtiments classiques, au rez-de-chaussée pour les standards et à l’étage (avec vue partielle mer) pour les supérieures.

Les bâtiments à étage avec les chambres standards au RDC et les supérieures à l'étage.

Les bâtiments à étage avec les chambres standards au RDC et les supérieures à l’étage.

Celles-ci (au RDC comme à l’étage) sont spacieuses, joliment décorées et dotées de tout le confort moderne (avec une très belle salle de bains dotée d’une douche à l’italienne). Il est également possible de loger dans les bungalows, les plus favorablement situés, ceux qui sont situés en première ligne face à la plage.

Il est évident que (si votre budget vous le permet) les bungalows 1ère ligne sur la plage sont les chambres à privilégier !

Il est évident que (si votre budget vous le permet) les bungalows 1ère ligne sur la plage sont les chambres à privilégier !

Autant vous dire que ces bungalows qui font face à l’océan, directement sur la plage ont notre préférence, un vrai coup de cœur ! Mais il s’agit bien sûr de la catégorie la plus élevée (et donc la plus chère). Un conseil si vous optez pour cette catégorie : réservez longtemps à l’avance car ils sont victimes de leurs succès et sont souvent complets pendant des semaines notamment en haute saison (novembre à avril).

Les chambres sont confortables et joliment décorées dans le style local

Les chambres sont confortables et joliment décorées dans le style local.

Les parties communes sont également remarquables. Superbement entretenus et décorés dans le style local africain, les restaurants (au nombre de deux) et les différents bars sont très beaux et bénéficient tous d’une très belle vue panoramique sur la mer. Le service y est irréprochable. L’ensemble du personnel arbore un uniforme et fait preuve d’un grand professionnalisme toujours avec le sourire.

A l'image de la personne en charge des relations publiques (sur la photo), le personnel allie classe et professionalisme

A l’image de la personne en charge des relations publiques de l’hôtel (sur la photo), le personnel allie classe, gentillesse et professionnalisme.

En plus de ses bungalows de style local qui vous garantissent un vrai dépaysement, le Club Jet Tours Royal Baobab est particulièrement convivial du fait de son agencement très bien étudié. En effet, le restaurant et le bar principal donnent sur une grande esplanade qui surplombe la mer.

La piscine calme (celle située à l'extrémité du club) est d'aspect très moderne

La piscine calme (celle située à l’extrémité du club) est d’aspect plus moderne avec son fond en ardoise.

C’est également sur cette esplanade à l’image d’une place de village que se dresse la salle de spectacle (ouverte sur l’extérieur) où ont lieu les spectacles en soirée. Ainsi, toutes les animations se déroulent au cœur de l’hôtel et face à la l’océan ce qui confère un côté très convivial. Un agencement très intelligent et à l’opposé des hôtels qui obligent à vous enfermer dans une salle de spectacle triste et poussiéreuse.

Quel que soit le bar ou le restaurant, vous avez toujours une vue directe sur la mer.

Quels que soit le bar ou le restaurant, vous avez toujours une vue directe sur la mer.

Comme pour tous les Clubs Jet Tours, vous bénéficierez d’une animation et d’un encadrement francophone avec un mini-club (à partir de 4 ans) et un club ados pendant les vacances scolaires. Autre très bonne surprise, la qualité et la diversité de la restauration. Du petit déjeuner au dîner, nous avons pu apprécier la qualité des buffets d’un très bon niveau avec des produits nobles et des plats bien préparés : espadon géant découpé sur place, plats cuisinés goûteux, desserts faits maison (chose rare)…

La plage du Baobab à la tombée de la nuit

La plage du Baobab à la tombée de la nuit.

Bref, vous l’aurez compris, ce club Jet Tours Royal Baobab est une valeur sûre. A vrai dire et ce malgré notre esprit critique, nous lui avons pas trouvé de points négatifs. Si, un… son prix ! Conséquence de son succès auprès d’une clientèle avertie, le Club Jet Tours Royal Baobab est proposé dans une fourchette plutôt haute par rapport aux autres hôtels de Saly. Comptez 1250 € la semaine en formule tout inclus hors vacances et 1500 € en vacances scolaires. Comme tout, la qualité a un prix !

>> La Fiche complète du Club Jet Tours Royal Baobab 4*
(diaporama, carte, descriptif, prix…)

 

Points forts de la destination :
• Le nouvel aéroport international de Dakar Blaise-Diagne à 45 mn seulement de la région touristique de Saly (contre 2h auparavant pour l’ancien aéroport) • Le fort patrimoine culturel et historique (Ile de Gorée, Saint Louis) • La diversité des paysages (delta, mangroves, savanes, rizières, désert…) • Un patrimoine environnemental protégé et méconnu (Parcs nationaux, réserves) • Une faune extrêmement variée : éléphants, lions, buffles, crocodiles phacochères, panthères, singes, antilopes… • L’extrême gentillesse de la population • Un éco-tourisme bien développé • Faible décalage horaire • Le français parlé partout • L’excellente cuisine à base de produits de la mer • Un ensoleillement exceptionnel (permanent de novembre à avril) et un soleil qui se couche tard (contrairement aux Caraïbes par exemple) • Un pays démocratique et une destination sûre
Points faibles de la destination :
• La grande pauvreté surtout à Dakar • Une infrastructure touristique pas toujours fiable • La situation isolée et difficilement accessible du parc National du Niokolo Koba (région orientale – 600 Km de Dakar) qui abrite la faune la plus variée : éléphants, lions, buffles, crocodiles phacochères, panthères, singes, antilopes… • Les vaccins conseillés (traitement anti-paludéen) • Les plages de Saly qui tendent à totalement disparaître en raison d’une très forte érosion • Un réseau routier en général de mauvaise qualité rendant les déplacements longs
Points forts de l’hôtellerie :
Accueil chaleureux et service attentionné • Hôtels authentiques (matériaux traditionnels) • Qualité de la restauration (produits frais) • Prix sur place très bons marchés • Hôtels à taille humaine • Personnel francophone
Points faibles de l’hôtellerie :
Niveau hôtelier inférieur (confort plus rustique) • Faiblesse des sports nautiques • L’insistance des vendeurs ambulants à la sortie même des hôtels et sur la plage de Saly
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Remerciements :
jet-tours
conseils bons plans senegal

 

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Une réflexion sur “ N’oubliez pas le Sénégal ! ”

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